A l’occasion d’une grossesse, une femme vit des modifications morphologiques et hormonales qui ont des conséquences mécaniques diverses et variées sur son corps. Ces maux de grossesse peuvent être pris en charge par un ostéopathe, qui doit prendre soin d’apporter un traitement adapté à la condition de femme enceinte de sa patiente.

Pourquoi consulter votre ostéopathe à Bordeaux Bègles au cours de la grossesse ?

La modification morphologique venant spontanément à l’esprit est celle du ventre s’arrondissant au fur et à mesure de la grossesse, à l’origine d’effets en chaîne sur la posture de la femme enceinte :

  • Le corps voit son centre de gravité se déporter vers l’avant. Cette modification de la posture crée une augmentation de la lordose cervicale (= courbure naturelle), ce qui donne l’impression d’épaules tombantes.
  • L’accentuation de la courbure dorsale entraîne à son tour un abaissement de la cage thoracique.
  • Le bassin effectue quant à lui un mouvement de nutation, c’est-à-dire que la partie supérieure du sacrum (pièce centrale du bassin) a tendance à s’avancer et sa partie inférieure à reculer. Cette position accentue la lordose lombaire en la raccourcissant.
  • Au niveau des hanches, une rotation externe donne généralement une démarche similaire à celle des canards.

Ces modifications morphologiques causent des contraintes mécaniques sur le corps de la femme enceinte

  • L’augmentation de la courbure lombaire associée à la force de pesanteur causée par le ventre accentuent la pression sur les articulations vertébrales. Il est ainsi fréquent qu’une femme enceinte ressente des douleurs d’origine vertébrale (comme la lombalgie) au cours de sa grossesse.
  • La femme peut également exprimer des douleurs à la face postérieure de la fesse et de la cuisse (sciatique) si la lombalgie comprime le nerf sciatique, causant alors des douleurs.

Plus la grossesse avance, plus le corps met en place des mécanismes de compensation articulaires, musculaires et tendineux pouvant à leur tour générer de nouveaux troubles :

  • Le piriforme (muscle qui permet de stabiliser le bassin) se contracte de manière continue pour limiter la bascule antérieure du sacrum. Ce faisant, le nerf sciatique, qui passe sous le piriforme, peut alors se trouver comprimé, occasionnant ainsi des douleurs à la face postérieure des cuisses par irritation du nerf.
  • A partir du 4ème mois de grossesse, l’utérus devient trop volumineux pour rester dans le petit bassin et occupe désormais l’abdomen. L’augmentation du volume utérin entraîne de nombreuses compressions et tensions mécaniques :
  • Une tension excessive sur le système ligamentaire utérin (les ligaments qui partent du sacrum jusqu’à l’utérus) peut être à l’origine de douleurs ligamentaires au niveau du bas ventre ;
  • Une modification de l’organisation des organes viscéraux et de la pression intra-abdominale ;
  • Une compression mécanique de la veine cave inférieure en position allongée, diminuant ainsi le retour veineux, provoquant alors des crampes, varices ou hémorroïdes.
  • Un déplacement du diaphragme, qui remonte d’environ 4 cm et voit sa mobilisation et son rôle de pompe hémodynamique perturbés, ce qui exacerbe le problème de retour veineux et fait apparaître de nombreux troubles digestifs. Ces troubles sont renforcés par l’augmentation du volume utérin : le diaphragme refoule en arrière l’estomac et augmente la pression en son sein, ce qui facilite la mise en place de reflux gastro-œsophagiens ou pyrosis (brûlure rétro sternale).
  • Une compression des organes adjacent à l’utérus, comme l’intestin grêle ou le colon sigmoïde, pouvant être à l’origine de problèmes de constipation.
  • Une compression de l’uretère (principalement du côté droit en raison de la dextroposition de l’utérus) ou une compression de la vessie contre la symphyse pubienne (lorsque l’enfant a la tête en bas en fin de grossesse) peuvent générer des difficultés urinaires ou des mictions de faible volume, ainsi que des problèmes de rétention avec gonflement vésical ou des sensations de brûlure.

Par ailleurs, la sécrétion hormonale de la femme va augmenter au cours de sa grossesse, afin de produire davantage d’œstrogène et de relaxine dans le sang.

Ces modifications hormonales ne sont pas sans conséquence

  • Une diminution de la contractilité des parois veineuses (« hypotonie »), laquelle entraîne à son tour une diminution du retour veineux déjà perturbé par les contraintes mécaniques et renforce l’apparition de symptômes tel que les jambes lourdes ou l’apparition de varices.
  • Une augmentation de la laxité ligamentaire, sous l’influence de la relaxine. Le système ligamentaire était bien plus laxe, les articulations ne sont plus protégées, ce qui entraîne une sur sollicitation mécanique des articulations sous la contrainte du changement de position du corps.

Ex : La symphyse pubienne subit la pression mécanique grandissante de l’utérus. Les mouvements de la symphyse n’étant plus retenus par le système ligamentaire, cela génère un cisaillement mécanique de la symphyse pubienne et cause des douleurs (« syndrôme de Lacomme »). Ex : Au niveau lombaire, l’accentuation de la lordose (=courbure) lombaire génère un hyper appui au niveau des articulations postérieures, lesquelles ne sont plus protégées par le système ligamentaire, ce qui occasionne de fortes contraintes mécaniques sur le système vertébral et génère des lombalgies, voire une sciatique si le nerf sciatique se retrouve comprimé. L’accouchement apporte également son lot de contraintes mécaniques sur le corps de la femme. Les hormones sécrétées vont favoriser la laxité ligamentaire du bassin, permettant d’augmenter la mobilité des articulations du bassin durant les différents temps de l’accouchement :

  • Lors de l’engagement, en permettant d’élargir le plus possible le bassin pour faciliter l’entrée du fœtus dans son détroit supérieur ;
  • Au cours de la phase de descente, puisque la tête du bébé se situe dans l’excavation pelvienne et nécessite un maximum de mobilité articulaire et de laxité tissulaire (distension vaginale).
  • Enfin, l’expulsion nécessite une bonne qualité tissulaire périnéale.

La grossesse tout comme l’accouchement sont donc des moments où le corps est soumis à d’importantes contraintes mécaniques. 

Quand consulter votre ostéopathe à Bordeaux Bègles au cours de votre grossesse ?

L’ostéopathe peut agir à tous les stades de la grossesse, mais également après l’accouchement. Son rôle sera différent selon le moment de prise en charge.

A titre préventif

Comme nous l’avons vu précédemment, le corps de la femme enceinte est soumis à de nombreuses contraintes morphologiques et hormonales. Instaurer un suivi ostéopathique régulier au cours de la grossesse permet de diminuer l’importance de ces contraintes sur le corps, d’éviter l’installation de déséquilibres posturaux, ou d’empêcher la création de zones de perte de mobilité qui faciliteraient l’apparition de maux de grossesses.

A titre curatif

L’ostéopathe peut également agir à titre curatif, c’est-à-dire une fois l’apparition de désagréments de grossesse. Au premier et au deuxième trimestres de grossesse, l’ostéopathe peut traiter une multitude de syndromes. Avec l’augmentation du volume et du poids de l’utérus, les maux se multiplient, et le traitement ostéopathique peut alors agir contre l’apparition de douleurs du bas ventre liées à la traction des ligament utérins par l’augmentation de la taille de l’utérus, les troubles urinaires et digestifs, l’apparition de lombalgies (douleurs en bas du dos) et de sciatiques, etc. Au troisième trimestre, les contraintes mécaniques sont encore plus importantes et peuvent toujours bénéficier d’un traitement ostéopathique. Il est en outre possible de préparer le bassin à l’accouchement en libérant les structures ostéo-articulaires en perte de mobilité au niveau du bassin, ce qui favorise la possibilité d’adaptation du bassin nécessaire à l’engagement. Enfin, il peut être extrêmement bénéfique de consulter un ostéopathe après l’accouchement, tant pour la mère dont le corps a subi une épreuve physique intense, que pour le jeune nourrisson (voir l’article sur l’ostéopathie pédiatrique). Il est important de souligner qu’un suivi ostéopathique ne se substitue en aucun cas à un suivi médical et obstétrical de la femme enceinte, mais vient le compléter.

Combien de consultations sont nécessaires chez votre ostéopathe à Bordeaux Bègles ?

Un traitement ostéopathique nécessite généralement la mise en place de 1 à 3 séances afin d’assurer un suivi spécifique et d’optimiser les effets des soins. Dans le cas d’une grossesse sans complication, il est recommandé d’instaurer le calendrier de suivi ostéopathique suivant :

  • 1ère consultation entre le 1er et le 5ème mois de grossesse ;
  • 2ème consultation entre le 5ème et le 8ème mois de grossesse ;
  • 3ème consultation le dernier mois pour permettre la préparation du bassin à l’accouchement.

Déroulement d'une consulatioon

Anamnèse

Il s’agit d’un moment d’échange crucial entre la patiente et l’ostéopathe, qui va permettre de connaître l’histoire de la grossesse : date, antécédents, naturelle ou assistée, première grossesse ou non, simple ou gémellaire, prise de poids depuis le début de la grossesse, évolution du suivi obstétrical, maux éventuels constatés, etc. L’ostéopathe peut ainsi cerner avec précision le motif de consultation et recueillir de précieuses informations pour le choix de la thérapie à mettre en place.

Examen clinique

Cet examen doit être précis : prise de tension, étude attentive de la posture de la patiente, évaluation des chaînes musculaires mises en place par la patiente pour maintenir sa posture, estimation de la mobilité articulaire, musculaire et tissulaire. L’examen clinique permet à l’ostéopathe de compléter les informations qui lui ont été transmises par la patiente et de concevoir son projet thérapeutique.

Traitement

Cette phase majeure de la consultation doit être organisée en fonction du plan thérapeutique. L’ostéopathe adapte naturellement son traitement aux spécificités de la condition physique d’une femme enceinte, ainsi qu’au stade de la grossesse ou à des difficultés particulières. Tout comme l’ostéopathie pédiatrique, l’ostéopathie sur femme enceinte doit être particulièrement adaptée et repose davantage sur la mobilisation.

Conseils, prévention

L’ostéopathe prodigue enfin certaines recommandations à la patiente afin d’entretenir le traitement mis en place. Ces conseils pourront également porter sur des postures à adopter, des étirements à réaliser en vue de maintenir une certaine mobilité musculo-ligamentaire en vue de l’accouchement (assouplissement des hanches, du bassin …) ou sur les gestes adéquats afin d’éviter certains désagréments de grossesse.

Les motifs de consultation les plus rencontrés en ostéopathie de grossesse :

Pathologies ligamentaires et articulaires :

  • Le syndrôme de Lacomme: douleurs de la symphyse pubienne (médiane au niveau du bas ventre) irradiant quelques fois jusqu’en haut des cuisses, qui sont dues à des contraintes mécaniques mais également à la laxité ligamentaire causée par les hormones.
  • Les lombalgies : douleurs en bas du dos dues à des souffrances des articulations postérieures des vertèbres, elles-mêmes causées par l’hyperlordose mécanique accentuée par la laxité ligamentaire hormonale.
  • La sciatique (atteinte du nerf sciatique): forte douleur à la face postérieure de la cuisse, qui apparaît lorsque les contraintes mécaniques sur le système vertébral sont trop importantes ou par compression du muscle piriforme dont la contraction est supposée stabiliser le bassin.

Pathologies viscérales

  • Les reflux gastro-œsophagiens: causés par l’augmentation de la pression intra-abdominale et par la compression mécanique de l’utérus gravide sur l’estomac.
  • La constipation: généralement causée par la compression et la modification du positionnement de l’intestin grêle et du colon.

Pathologies musculaires

  • Les crampes: dues à une sur-sollicitation des muscles à cause des changements posturaux observés au cours de la grossesse.

Pathologies artérielles

  • Varices et hémorroïdes: dues à une diminution du retour veineux par compression de la veine cave inférieure, ainsi qu’à une diminution de la mobilité diaphragmatique.

Préparation à l’accouchement

donner au bassin le maximum d’amplitude en vue de l’accouchement en libérant les structures ostéo-articulaires en perte de mobilité au niveau du bassin, afin de favoriser la possibilité d’adaptation du bassin nécessaire à l’engagement.

Quelques chiffres

4
praticiens dans un Cabinet pluridisciplinaire
6
jours de consultation sur 7
4500
patients m’ont fait confiance

Accès

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